Paroles de Femmes

Accueil de Loisirs Associé à l’école

Écrit par Eva

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Lors de la fête de quartier, nous avons rencontré des mamans qui nous ont parlé d’un problème très important : L’augmentation des ALAE… »

Les gens de la ville de Nîmes ne s’investissent pas beaucoup, notamment cette année, avec l’ALAE qui est devenue payante.  Je ne peux plus inscrire mes enfants dans une activité sportive depuis cette augmentation c’est devenu trop cher ; l’année dernière le montant demandé était de 5 euros par famille par an, cette année c’est 20 euros par enfant et par trimestre. J’ai 3 enfants, ça fait 60 euros, je ne peux plus !  »

Nous, on est pas contre, mais quand on fait le calcul, c’est quasiment le tarif à l’année d’une école privée, même les gens qui travaillent ne peuvent pas payer 60 euros par trimestre, en calculant à l’année, autant mettre son enfant dans une école privée. Sachant qu’ici en moyenne, les parents ont 3 enfants. Même si les allocations familiales nous aident beaucoup, elles n’ont pas augmenté en conséquence et sont restées fixes, du coup, beaucoup de familles ne peuvent plus inscrire leurs enfants aux ALAE. « 

En effet, la réforme du temps scolaire était (officiellement) sensée être une chance pour les plus démunis d’avoir accès à des activités qu’ils n’auraient jamais connues autrement. Mais dans les faits, on a déjà pu voir que, faute de moyens, certaines écoles étaient réduites à ne proposer rien d’autre que des temps de garderie à la place du temps scolaire.

Et, malgré toute la bonne volonté du personnel, l’année dernière, on était déjà très loin des bénéfices pédagogiques attendus.

Vient s’ajouter à cela l’augmentation hallucinante des ALAE ! (20 euros par enfant et par trimestre).

La ville n’est pour autant pas tout à fait responsable de ça, attendu qu’elle a l’obligation de mettre en place un système imposé par l’État, sans qu’on lui donne les moyens de le mettre en oeuvre.

Ce nouveau rythme du temps scolaire nous éloigne encore un peu plus chaque jour de cette merveilleuse idée  » d’égalité des chances « , déjà jusque là très fragilisée, notamment dans les quartiers dits  » prioritaires « .

Espérons que des arrangements moins ubuesques viendront apaiser cela, en effet, l’enjeu est énorme ; il s’agit tout de même de l’avenir des adultes de demain.

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Eva

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